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dimanche 22 septembre 2013

Loisirs.

Il est loin le temps où j'étais musicienne, où je jouais dans un orchestre d'harmonie, dessinais, écrivais, composais. J'ai néanmoins le désir de m'y remettre, je peux m'aménager un coin avec mon clavier et mon chevalet, histoire d'exprimer tout ce qu'il y a en moi par le biais de la musique, du dessin et de l'écriture.

Ca me fait bizarre de me dire qu'il fût un temps où j'étais active, où je m'investissais à fond dans ce que je faisais. Je ne sais pas si c'est à cause de mes troubles cognitifs, mais j'ai du mal à lire ou à jouer de la musique. Ca finira par revenir j'espère. C'est plutôt chouette comme passe temps toutes ces petites activités que j'avais.

Peut-être est ce aussi à cause d'une démotivation qui apparaît vite, je me lasse de beaucoup de choses, je n'ai parfois pas le temps de commencer une activité que je passe déjà à autre chose. On verra bien comment ça évolue, après tout j'ai tout le temps devant moi.

Crises d'angoisse, dépression, arrêt de l'Abilify.

Je viens de passer une semaine assez éprouvante, avec des crises d'angoisse qui m'ont beaucoup fatiguée. J'ai le moral assez bas et suis plus apragmatique que d'habitude.

Mon nouveau suivi au CMP se passe bien, demain je rencontre mon infirmière référente, et je vais au CATTP pour une présentation, normalement, je devrai faire quelques activités, genre de la relaxation, l'idée me plait assez je dois dire.

Sinon, je compte arrêter l'Abilify, on me l'avait prescrit pour l'apragmatisme et les symptômes négatifs en général. Je ne vois aucune amélioration, alors à quoi bon continuer ? J'en parlerai demain avec ma nouvelle infirmière. En ce qui concerne l'apragmatisme, ça a empiré, il y avait eu une petite amélioration il y a queques semaines, et tout s'est cassé la figure il y a peu.

J'ai l'impression de ne pas avancer, de reculer même, je ne suis décidément pas dans de bonnes dispositions pour quoi que ce soit en ce moment. J'ai repris contact avec une personne que j'aurai mieux fait d'oublier. A croire que j'aime me faire du mal. Tant pis, maintenant c'est fait, et il est grand temps de tourner la page.






dimanche 1 septembre 2013

Des nouvelles après mon déménagement.

J'ai déménagé il y maintenant une semaine. Pour l'instant je m'acclimate bien, rien à voir avec mon dernier déménagement. Demain je vais au CMP pour qu'ils me trouvent un ou une psychiatre. Je vais prendre le bus et découvrir un peu la ville, je suis un peu anxieuse à l'idée de cette sortie toute seule.

Je vais demander si je peux prendre le Xeroquel le matin au lieu du soir aussi, j'espère qu'ils me trouveront aussi une petite activité pour que je puisse rencontrer du monde. Dans deux semaines, je rentre dans ma famille pour le grand repas annuel et pour récupérer mon chat et le ramener dans son nouveau chez lui.

J'ai parfois quelques petites pensées délirantes, mais dans l'ensemble, ça va. Grande décision aussi, je vais arrêter de fumer, je pense demander au CMP de me conseiller un tabacologue, sans aide je ne pense pas y arriver seule.

Voilà voilà pour les nouvelles, j'espère que je vais continuer à bien m'acclimater à ma nouvelle vie.

dimanche 18 août 2013

Accepter la maladie.

Comment accepter la maladie quand on a que 22 ans et qu'on avait des rêves plein la tête ? Je n'ai pas eu le choix. Tous mes rêves ont été brisés. Comment peut-on avancer si on a pas fait le deuil de notre vie d'avant, et si on a pas accepté la maladie ? Pour moi, on ne peut pas. Pour avancer, je suis obligée de faire avec, j'essaie de me reconstruire, de faire des projets,  j'ai de nouveaux rêves. Petit à petit, je trace mon chemin, j'aurai tellement voulu avoir tout ce que je voulais, mais la vie en a décidé autrement.

Je crois qu'avec la maladie, j'ai atteint un certain degré de sagesse, je prends mieux soin de moi, je sais où sont mes barrières et mes limites, tant au niveau physique que psychique. Je reconnais chaque signe de rechute, je sais demander de l'aide, agir avant qu'il y ait une catastrophe.

J'ai longtemps rejeté l'idée que je n'avais pas besoin d'un traitement médicamenteux, aujourd'hui, je remercie ce dernier, car sans lui je ne sais pas si je serai encore de ce monde. Il y a Atoute aussi, sans les forumeurs, je serai vraiment seule au monde. J'ai arrêté de me plaindre pour n'importe quoi, je déteste ces gens qui se plaignent que l"hiver il fait trop froid, et que l'été il fait trop chaud, jamais contents quoi.

Je profite de chaque jour pour en apprendre plus sur moi et sur les autres qui m'entourent. J'accepte la maladie, elle fait partie de moi.

lundi 12 août 2013

Le chemin que j'ai accompli.

Il y a 3 ans, je n'étais plus que l'ombre de moi-même : suicidaire, avec une humeur carrément dépressive, j'étais désespérée. On a dû me "confisquer" mon traitement car je faisais n'importe quoi avec. J'étais vraiment au plus mal, aucun médicament ne marchait.
Heureusement, les médecins ont fini par comprendre que je répondais pas aux AD, on m'a donné des neuroleptiques, et je dois dire qu'avec celui que j'ai actuellement, mon humeur est plus stable, plus de montagnes russes.
Certains disent que les médicaments sont juste "des béquilles", mais moi ils m'ont sauvé la vie. A force de faire de TS, on m'avait dit qu'un jour je finirai par y rester, j'étais tellement mal que j'étais incapable de faire quoi que ce soit. Bien sûr, il y a des jours où je suis déprimée, mais moins intensément qu'auparavant.
Dans la vie, rien n'est figé, on peut remonter la pente même si l'on pense que c'est impossible. Moi aussi je pensais être un cas désespéré, que je ne m'en sortirai jamais. J'ai vu des personnes qui malheureusement n'ont pas eu la chance de s'en tirer, et je pense à la chance que j'ai de m'en être plutôt bien sorti. On peut toujours inverser la donne. Ceci est un message d'espoir pour toute personne dans la souffrance psychique, on peut tous s'en sortir, je le crois vraiment.

lundi 22 juillet 2013

La vie est une succession de deuils.

Je trouve que dans ma courte vie, j'ai déjà pas mal vécu l'expérience du deuil : le deuil d'un membre de ma famille décédé, le deuil d'une relation qui s'est mal terminée, le deuil de la maladie aussi.
Ce n'est jamais facile de faire le deuil de quelque chose, quelque soit l'âge que l'on a. Pour y arriver, il faut beaucoup de patience, de courage et de temps.

Le deuil de la maladie est chez moi en cours, je dois tirer un trait sur une vie "on ne peut plus normale", parce que plus jamais je n'aurai la vie de "Monsieur ou Madame tout le monde". Mon ancienne vie me manque, et j'essaie de tout faire pour que tout redevienne comme avant. Malgré cela, je sais que plus rien ne sera jamais pareil, je dois, et je devrai composer avec la maladie, ce poids ((parfois) si lourd à porter.

Un autre deuil que je n'ai pas fait, c'est celui d'une relation avec un garçon qui représentait tout pour moi : cette relation s'est très mal terminée et j'en ai subi et payé les conséquences. Aujourd'hui encore, je pense à lui et j'ai mal quand je me souviens des bons comme des mauvais souvenirs. J'ai essayé de l'oublier, mais rien n'y fait, je l'ai dans la peau, et rien ni personne ne pourra effacer ce qui s'est passé entre nous.

Bref, tout ça pour dire que, la vie est une succession de deuils, la mort de quelqu'un, la mort d'une relation et j'en passe. Il faut essayer de s'en sortir, parce que dans la vie, il n'y a pas que les deuils, il y a aussi de belles choses, comme les naissances, les petits bonheurs, les petits plaisirs ...

lundi 1 juillet 2013

Solitude et fatigue.

Je crois que l'une des plus difficiles dans la maladie, c'est la solitude. Je n'ai que deux amis : la télé et le forum. J'aimerai bien rencontrer du monde et me faire des amis dans ma nouvelle ville en septembre. Il est aussi prévu que je trouve une formation et que je fasse le service civique en attendant. Je rêve d'un ami à qui parler, avec qui pouvoir déconner et oublier le temps. Je n'ai pas grand monde à qui me confier, une famille qui ne comprend pas, pas d'amis réels.

 En ce moment je suis très fatiguée, à cause du traitement, je me sens vidée, peut-être est-ce aussi parce que je ne vois pas de lendemain. Je pense à lui souvent, mon passé me rattrape, j'ai tellement mal et personne à qui le dire.

L'Abilify ne fait toujours pas effet, demain je crois que je vais appeler mon infirmière pour lui dire que je suis trop mal.