Il n'est pas toujours facile de faire confiance à un médecin psychiatre, notamment sur la question du traitement : qu'est ce qui est mieux pour moi ? Au début, on se dit : mais comment une personne étrangère peut savoir ce dont j'ai besoin.
Si je n'ai confiance en personne, il subsiste deux ou trois personnes pour qui j'ai donné cette dernière : ma psychiatre et mon infirmière. Lors des changements de traitements, j'ai souvent douté quant à l'efficacité d'une ou plusieurs molécules, quand je lisais les notices des médicaments, je me disais que ça allait planter, les effets secondaires me faisaient plus que peur.
Aujourd'hui je peux le dire, j'ai bien fait de faire confiance à ma psychiatre, j'ai un très bon traitement, ce n'est pas le Nirvana, mais j'ai beaucoup gagné en qualité de vie, et quoi qu'en dise mon entourage, OUI les médicaments servent à quelque chose ! Je suis toujours apragmatique, même si cela va un peu mieux, ce n'est pas encore ça, mais pour le reste c'est un soulagement : mon humeur va mieux, il y a bien longtemps que je ne me suis pas fait du mal.
Parfois quand un moment de stress survient, je sais que la rechute n'est pas loin, mais je fais confiance à ma psy et tout rentre généralement dans l'ordre.
Non, il n'est pas facile de faire confiance au personnel soignant, il arrive que l'on tombe sur des médecins peu compétents, maniant les molécules peu scrupuleusement, et bien des fois on peut en souffrir. Ils ont beau avoir fait plus de 10 ans d'études, ce sont des être humains, et l'être humain n'est pas parfait, c'est peut-être ça qui fait que parfois la confiance n'est pas là.
Ma liste de blogs
mercredi 22 mai 2013
lundi 29 avril 2013
Les autres.
Je me rends compte que je me suis vachement éloignée des autres, ces derniers ne comprennent pas mes problèmes et les mots qu'ils utilisent pour me consoler et/ou pour m'épauler sont inévitablement stériles. Mais qui sont ces "autres" ? Ce sont surtout des personnes de mon entourage. Depuis cette constatation, j'ai arrêté de me confier, je préfère garder ma souffrance en moi.
C'est là que la thérapie fait son entrée. La dernière remonte à il y a 3 ans. Je l'ai arrêté un peu brutalement, à ma sortie de clinique. Depuis j'accumule le mal-être et la souffrance, il serait peut-être temps de dire tout ce qui est en train de pourrir en moi.
Sur le forum, j'ai posé un topic intitulé "se reconstruire". Et la question est : peut-on se reconstruire seul(e), ou a t'on besoin des autres ? Pour ma part, j'ai cessé de faire confiance aux autres et d'attendre qu'ils me tendent la main pour m'aider. Je choisis de me reconstruire seule, ou alors avec des aides extérieures (psy...).
La solitude, c'est ma meilleure amie, avec elle au moins, je suis sûre de ne pas être déçue.
C'est là que la thérapie fait son entrée. La dernière remonte à il y a 3 ans. Je l'ai arrêté un peu brutalement, à ma sortie de clinique. Depuis j'accumule le mal-être et la souffrance, il serait peut-être temps de dire tout ce qui est en train de pourrir en moi.
Sur le forum, j'ai posé un topic intitulé "se reconstruire". Et la question est : peut-on se reconstruire seul(e), ou a t'on besoin des autres ? Pour ma part, j'ai cessé de faire confiance aux autres et d'attendre qu'ils me tendent la main pour m'aider. Je choisis de me reconstruire seule, ou alors avec des aides extérieures (psy...).
La solitude, c'est ma meilleure amie, avec elle au moins, je suis sûre de ne pas être déçue.
vendredi 12 avril 2013
Changement de caractère et colère.
Depuis quelques jours, je ne me reconnais plus : mon caractère a subitement changé, et la colère que j'avais enfoui de moi depuis 22 ans s'est soudain mise à sortir telle la lave d'un volcan en activité. Avant je me laissais marcher sur les pieds, mais aujourd'hui c'est moi qui marche sur les pieds des autres.
La colère est comme un poison qui se répand en moi et qui sort à chaque occasion qui se présente. D'un côté je me sens mieux, et de l'autre je me sens mal. Je pense que j'avais besoin de m'affirmer, de reprendre le dessus. Peut-être que le fait que je sois autant en colère signifie que je commence à me rebeller, et à accepter la maladie. La colère fait d'ailleurs partie du deuil, c'est l'une des 4 phases qui le constitue.
J'avais besoin que ça sorte, mieux vaut ça que de l'enfouir au plus profond de soi-même.
La colère est comme un poison qui se répand en moi et qui sort à chaque occasion qui se présente. D'un côté je me sens mieux, et de l'autre je me sens mal. Je pense que j'avais besoin de m'affirmer, de reprendre le dessus. Peut-être que le fait que je sois autant en colère signifie que je commence à me rebeller, et à accepter la maladie. La colère fait d'ailleurs partie du deuil, c'est l'une des 4 phases qui le constitue.
J'avais besoin que ça sorte, mieux vaut ça que de l'enfouir au plus profond de soi-même.
Ecorchée vive.
La vie suit son cours et mon fantôme me suit toujours : né d'une relation avortée, il hante mes nuits, se glisse parfois dans mes rêves et est présent à chaque moment de la journée. Je suis fatiguée de souffrir. Dans le deuil, il y a 4 phases, dont la colère. Je crois que ce deuil n'arrivera jamais, bientôt 4 ans que cette relation est finie. Jamais je ne rencontrerai quelqu'un comme ça, jamais je n'aimerai quelqu'un d'autre comme ça. Cet amour était trop fort, c'était comme une drogue, une drogue dure. Comment peut-on se sentir aussi mal quand on s'est senti aussi vivant ?
Cette histoire, je n'en ai parlé qu'une fois, en clinique lors d'une thérapie, depuis je porte mon fardeau chaque jour qui naît. Bientôt j'entame une nouvelle thérapie, la peur d'en parler est toujours là, la peur d'être jugée aussi. J'ai contribué à détruire cette relation, même si je pensais en fait la sauver. Mais c'est un fait, nous ne marcherons plus ensemble, plus jamais je n'entendrai sa voix, plus jamais je ne verrai son visage, d'ailleurs ses traits commencent déjà à s'effacer de ma mémoire. J'ai lutté pour ne pas sombrer, ma vie n'avait plus aucun sens, alors j'ai commis l'irréparable, j'ai essayé de me donner la mort, la vie sans lui ne rimait à plus rien.
Presque 4 ans après, le deuil n'est pas encore fait, et parfois encore, je rêve de lui, je rêve qu'il revient, et puis je me réveille, ce n'était qu'un rêve, juste un rêve.
Cette histoire, je n'en ai parlé qu'une fois, en clinique lors d'une thérapie, depuis je porte mon fardeau chaque jour qui naît. Bientôt j'entame une nouvelle thérapie, la peur d'en parler est toujours là, la peur d'être jugée aussi. J'ai contribué à détruire cette relation, même si je pensais en fait la sauver. Mais c'est un fait, nous ne marcherons plus ensemble, plus jamais je n'entendrai sa voix, plus jamais je ne verrai son visage, d'ailleurs ses traits commencent déjà à s'effacer de ma mémoire. J'ai lutté pour ne pas sombrer, ma vie n'avait plus aucun sens, alors j'ai commis l'irréparable, j'ai essayé de me donner la mort, la vie sans lui ne rimait à plus rien.
Presque 4 ans après, le deuil n'est pas encore fait, et parfois encore, je rêve de lui, je rêve qu'il revient, et puis je me réveille, ce n'était qu'un rêve, juste un rêve.
jeudi 28 février 2013
Quand la réalité est trop dure à supporter.
Petite, je m'étais inventé un monde, avec des personnages. Je parlais souvent toute seule. Aujourd'hui je re-glisse dans un monde imaginaire, avec des personnages soigneusement inventés, des situations ... Je vis dans mon monde, je ne fais de mal à personne, c'est juste pour oublier une réalité parfois trop dure à vivre.
Je ne sais pas si c'est une bonne chose, mais je suis mieux dans mon monde, je peux m'inventer ce que je veux. Sans que personne ne le sache.
Fin du post, je n'ai rien à dire de plus.
Je ne sais pas si c'est une bonne chose, mais je suis mieux dans mon monde, je peux m'inventer ce que je veux. Sans que personne ne le sache.
Fin du post, je n'ai rien à dire de plus.
lundi 18 février 2013
L'incompréhension.
Toute ma vie avant la maladie, régnait déjà l'incompréhension et les jugements hasardeux. Je dois dire que cette incompréhension a gonflé comme la grenouille dans la fable de La Fontaine. Je crois que c'est l'une des choses les plus dures à vivre dans la maladie, et on sait tous que les choses dures à vivre sont nombreuses dans la maladie psychique.
Je ne suis pas du genre à juger les gens sans les connaître, et pourtant c'et que je subis bien souvent. Mon entourage pourrait se diviser en deux groupes : ceux qui jugent sans connaître, et ceux qui restent ignorants de tout ce que je vis, comme s'ils se fichaient de ma pathologie et de ce que je vis au quotidien.
Ce soir, je ne suis pas très bien, j'en ai plus qu'assez d'essuyer les remarques, les critiques de mon entourage.
Que des étrangers s'en prennent à moi comme ça, je le conçois un peu mieux, mais que des personnes qui vivent avec moi se permettent ce genre de propos me fait franchement "chier", si je puis me permettre. Je ne pense pas être une personne difficile à vivre, je ne me plains quasiment jamais, je connais même des personnes qui ont une vie tout à fait normale se plaindre plus que moi, c'est dire si c'est absurde. Je garde toujours tout pour moi, je ne me confie presque jamais donc je ne pense pas être une personne chiante qui emmerde tout le monde avec ses problèmes.
C'est peut-être d'ailleurs pour ça que personne ne me prend au sérieux : je n'ai pas une tête de malade, comme on a pu me le dire, je parle normalement, je ne pleure jamais en public, bref je ne laisse pas transparaître ce que je ressens ni ce qui se passe au quotidien. Mais j'en bave pas mal, heureusement Atoute est là, j'aime beaucoup les gens qui écrivent sur le forum, je me suis attachée à certains et je suis triste quand ils vont mal, j'arrive à ressentir ce qu'ils traversent, sûrement parce que j'ai vécu leurs situations ou que les vis encore aujourd'hui.
Je ne sais que faire pour remédier à l'incompréhension des personnes qui m'entourent. Les envoyer se faire voir ? C'est déjà fait, mais leurs critiques continuent à me faire du mal malgré tout.
dimanche 17 février 2013
Scarifications.
Pendant longtemps, mon échappatoire à la douleur psychique a été la scarification. Aujourd'hui encore j'en porte les marques sur mon avant bras gauche. Pour moi, la douleur psychique était tellement insupportable que je préférais la douleur physique. De plus, à force de le faire, j'étais tombée dans une sorte de dépendance, qui faisait qu'au plus je me scarifiais, au plus j'avais encore envie de le faire.
Au lycée, nous avions piscine : pour ne pas qu'on voit l'état de mes bras, je me scarifiais le ventre, c'était vraiment une sale période. Lame de rasoir, de scie, tout était bon à prendre. Une fois même je me suis coupée au doit et ai écrit avec mon sang.
En chambre d'isolement, j'ai réussi par deux fois à me faire du mal, une fois avec un peigne que j'avais cassé en deux et l'autre fois avec les agrafes qui reliaient plusieurs feuilles. J'avais une imagination débordante pour pouvoir me faire du mal.
Le plus dur a été d'arrêter, cela fait plus d'un an que je n'ai pas tenté de me scarifier. J'ai toujours les marques, il faut dire que parfois c'était assez profond.
Parfois aussi la scarification était aussi une punition, quand je n'avais pas assuré à une interro par exemple.
Je crois m'être sorti de cet engrenage, oui vraiment, c'est un soulagement de ne plus être dépendante de cette chose.
Au lycée, nous avions piscine : pour ne pas qu'on voit l'état de mes bras, je me scarifiais le ventre, c'était vraiment une sale période. Lame de rasoir, de scie, tout était bon à prendre. Une fois même je me suis coupée au doit et ai écrit avec mon sang.
En chambre d'isolement, j'ai réussi par deux fois à me faire du mal, une fois avec un peigne que j'avais cassé en deux et l'autre fois avec les agrafes qui reliaient plusieurs feuilles. J'avais une imagination débordante pour pouvoir me faire du mal.
Le plus dur a été d'arrêter, cela fait plus d'un an que je n'ai pas tenté de me scarifier. J'ai toujours les marques, il faut dire que parfois c'était assez profond.
Parfois aussi la scarification était aussi une punition, quand je n'avais pas assuré à une interro par exemple.
Je crois m'être sorti de cet engrenage, oui vraiment, c'est un soulagement de ne plus être dépendante de cette chose.
Inscription à :
Articles (Atom)